Die Geheimschrift der Funker 18 (GEDEFU 18) Par Jean-Jacques Bloch L'écriture secrète des radios allemandes de 1918 a été conçue pour être aisément transmise en morse. Mais, avec ses deux clés, les difficultés commencent quand on veut la décrypter. Les Allemands ont utilisé, à partir de 1918 et pendant longtemps, un type de chiffre à cases alphabétiques, le GEDEFU 18. L'originalité de ce système venait que le texte obtenu après la première substitution était ensuite soumis à une transposition à clef mnémonique. Les composantes extérieures étaient choisies de façon que leurs correspondances en morse soient très différentes les unes des autres, de façon à éviter les erreurs de transmission par radio (TSF). Les lettres A. D. F. G. X satisfaisaient correctement à cette condition. Les Allemands utilisèrent deux modèles de carrés : l'un de 25 lettres (W inutilisé), l'autre de 36 lettres, ce dernier étant obtenu par l'adjonction des 10 chiffres à un alphabet complet. Le carré de substitution était constitué également grâce à une clef mnémonique qui changeait quotidiennement.
Le service du chiffre allemand avait baptisé son nouveau système : GEDEFU 18 (GEheimschrift DEr FUnker 18 : chiffre des radiotélégraphistes 18). C'est grâce au génie de Georges-Jean Painvin, ancien major de l'école polythechnique, entré en tant que réserviste au service du chiffre que les français vont réussir antre avril et mai 1918 à pénétrer le système de chiffrage allemand mis en service début mars. Mais dès juin, les Allemands ne se contentent plus de leurs lettres A D F G X, voici qu'apparaît en plus la lettre V. Tout est à revoir... Je vous propose maintenant de découvrir les exercices créés à partir de ce système de codage. |